« Après le plaisir de posséder des livres, il n'en est guère de plus doux que celui d'en parler. » Charles Nodier
"On devient bibliophile sur le champ de bataille, au feu des achats, au contact journalier des bibliophiles, des libraires et des livres."
Henri Beraldi, 1897.

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dimanche 5 février 2017

Portrait de libraire: Benoît Galland, de la librairie Trois Plumes

Amis Bibliophiles bonjour,


Je vous propose aujourd'hui de découvrir un nouveau portrait de libraire, avec celui de Benoît Galland, qui exerce depuis 6 ans dans sa sympathique librairie Trois Plumes. 

Mais pourquoi Trois Plumes, et bien vous le découvrirez ci-dessous! :)

Bonjour Benoît, pourriez-vous nous parler un peu de vous et de votre librairie ? Comment êtes-vous arrivé au livre ancien, puis au métier de libraire ? 

Je crois que, comme Obélix, je suis tombé dans la marmite tout petit. J’ai eu la chance d’être entouré de livres très tôt et d’avoir des parents passionnés d’histoire aussi. J’ai encore le souvenir de mon père me racontant l’histoire de France à travers le volume de portraits de l’histoire de Lavallée. Pour l’anecdote, mon père m’a offert bien plus tard un volume de portraits de Lavallée que nous avons trouvé chez un libraire.

J’ai toujours un peu lu, avant de devenir lecteur compulsif à la fin du lycée et je crois que l’idée de la librairie m’est venue quelques années après le bac, même si j’ai d’abord fini mes études à rallonges avant d’oser franchir le pas. Mes études n’ont d’ailleurs rien à voir avec le livre en tant que tel (mathématiques, ingénieur, commerce) et je ne regrette pas de les avoir faites, bien au contraire.


L’idée de la librairie ancienne est venue au fur et à mesure que mes recherches de lectures me poussaient vers les livres des XIXème puis XVIIIème siècles, avec une forte dominante pour la littérature, et aussi un peu pour l’histoire et les curiosités. J’ai alors beaucoup acheté en me disant : « je fais une affaire pour le jour où je me lance en librairie » (ce fut globalement vrai mais il y a eu aussi des ratés !). Lors de mon stage de fin d’études, dans une imprimerie ultra-moderne qui m’a en partie réconcilié avec les livres contemporains, mon désir s’est complètement affirmé et le projet a pris forme 4 mois après la fin de mon stage.

Cela fait donc déjà près de 6 ans que j’exerce ce métier à plein temps. La passion est devenue mon métier, et je crois que c’est un des plus grands luxes de notre monde actuel.

Précision de taille : je suis libraire en chambre. Je n’ai pas de boutique physique, même si je reçois volontiers qui veut bien passer !

Vous qualifiez-vous plutôt de bibliophile libraire ou de libraire bibliophile… ou bien encore autrement ?

Je suis les deux. De manière très distincte et je ne place pas l'un avant l'autre. J’entends souvent dire qu’un libraire qui est bibliophile ne peut pas être un bon libraire mais je crois au contraire que si les choses sont bien séparées, ça peut être un atout.

Ma bibliophilie était particulièrement envahissante, et, à mon grand étonnement, quand je suis devenu libraire, j’ai réussi à me séparer facilement de livres que j’affectionnais et à réduire considérablement mes domaines personnels de recherches. Ils se limitent aujourd’hui à deux grands domaines. Outre Léon Bloy, dont le personnage haut en couleurs est passionnant, il y a surtout les 1001 nuits.


Pour ceux qui n’auraient pas fait directement le lien, Antoine Galland est le traducteur des mille et une nuits, sa traduction sera l’unique traduction jusqu’à celle de Mardrus en 1899 et servira à toutes les autres traductions européennes. Logiquement, je ne cherche donc que les éditions avant 1899, tout en daignant faire une place à l’édition de Mardrus dont j’ai la chance de posséder un exemplaire en grand papier. 

Je collectionne aussi autour du sujet, et paradoxalement c’est par les contes de fées que j’en suis arrivé aux 1001 nuits et non par ma famille (la légende familiale, très certainement véridique, veut qu’Antoine Galland soit un cousin. Nous n’avons en revanche pas encore trouvé le lien exact).

J'en viens ainsi au choix du nom de ma librairie : je le voulais très personnel sans donner mon nom ni faire référence à une oeuvre ou une spécialité en particulier, comme c'est généralement le cas. J'aurais pu choisir Mille et un livres mais c'était déjà pris, j'ai donc choisi trois plumes, ce qui correspond aux armes de la famille Galland et sonnait bien pour une librairie. Je suis très attaché à ce nom maintenant, vous vous en doutez bien !

Avez-vous des domaines de prédilection, ou votre approche est-elle éclectique et vous fonctionnez au coup de cœur ?

Quand on me demande « Quelle est votre spécialité ? », ma réponse habituelle est « ce qui me plaît » !

De fait, j’aime beaucoup la littérature, l’histoire, les ouvrages religieux vers 1700 (la période des disputes avec les jansénistes, les quiétistes et Bossuet), les belles reliures, les choses un peu curieuses, les autographes. Vous retrouvez donc systématiquement ce genre d’ouvrages dans mes catalogues et je fais aussi des catalogues uniquement d’autographes. Néanmoins, les achats de lots m’amènent régulièrement d’autres types de livres et ce qui ne passe pas sur mes catalogues est bien plus classique.

De plus, je me laisse parfois tenter par un ouvrage qui m’amènera à faire des recherches intéressantes. Les recherches sont une des deux parties les plus stimulantes de ce métier (l’autre étant de chiner, mais c’est un avis personnel).

Parfois aussi, un ensemble cohérent devient un coup de cœur. Je me souviens de mon troisième catalogue. J’ai répondu par hasard à une annonce près de chez moi et me suis retrouvé à acheter un fonds du stendhalien Adolphe Paupe. N’étant pas du tout stendhalien, j’ai quand même acheté l’ensemble qui était globalement cohérent et reflétait l’esprit de Paupe et je me suis beaucoup amusé avec. C’était à mes débuts, j’ai pris un risque important pour moi alors, mais je n’ai pas regretté car j’ai appris beaucoup de choses et ma clientèle de libraire débutant a été particulièrement réceptive.

Où vendez-vous vos livres ? Que pensez-vous de l'évolution actuelle du marché liée à internet ?

Longtemps, en proportion de ma courte existence, je me suis cantonné à mes catalogues - que j’envoie en pdf par mail et que je diffuse en parallèle sur mon blog (www.troisplumes.fr) - et à ebay. Les catalogues me permettent de présenter mes livres plus choisis, sans être forcément des livres exceptionnels car j’aime bien glisser un beau livre, de prix, entre deux livres plus courants, ou l’inverse ! Ebay me permettait de vendre le tout-venant non catalogué et j’y mettais ce qui ne s’était pas vendu sur les catalogues.

Fin 2015, vu la baisse d’activité d’ebay, ajoutée aux changements de catégories particulièrement déstabilisants, je me suis inscrit sur abebooks. Quelques mois plus tard sur livre-rare-book. Ma plus grande fierté sur ces sites est d’être un des rares libraires à avoir TOUT son stock en photos (parfois mauvaises en revanche, les photos ne sont pas mon fort mais je réponds toujours favorablement aux demandes de photos).

Concernant l’évolution du marché liée à internet, j’en suis déjà très content, car c’est ainsi que j’ai pu dans un premier temps développer ma bibliophilie puis dans un second ma librairie. A mon sens, internet est un medium supplémentaire pour vendre, et dans mon cas le principal.

Je crois qu’internet a permis à des petits libraires de province comme moi de se lancer. Tous n’ont pas réussi, certes, mais ça permet à des gens hors du sérail de se faire une place dans ce petit milieu, plus facilement certainement qu’avant internet.

De même internet a permis de trouver des livres réellement rares, sans que ce soit une question de prix d’ailleurs, la mise en ligne sur les différents sites marchands aidant à les obtenir.

En revanche, s’il est évident qu’internet a déstabilisé le marché, je suis persuadé qu’il s’agit d’un mouvement de fond de la société qu’internet a accéléré. Qui aujourd’hui connait encore Jean-Baptiste Rousseau ou Alexis Piron à part les libraires ? Je grossis un peu le trait mais c’est un constat. Il y a 15 ans, les belles séries éditées à la fin du XVIIIème siècle ou au début du XIXe siècle, reliées en maroquin par Bozerian ou dans le goût se vendaient une fortune. Aujourd’hui, à 300 euros, on les vend péniblement. Internet n’a fait qu’accélérer cette disparition de l’intérêt pour les petits écrivains, même bien reliés.

Etes-vous présent sur les réseaux sociaux, pourquoi ? Les marchés, les salons ?

Je suis plutôt très présent sur les réseaux sociaux, du moins pour notre milieu. 

Je suis présent sur le réseau social Facebook, principalement avec ma page (https://www.Facebook.com/LibrairieTroisPlumes/) mais aussi avec le compte à mon nom sur lequel je ne publie quasiment que des choses en rapport avec mon activité et le livre en général. 

Ma page Facebook est aussi liée à un compte twitter qui ne fait que reprendre ce que je mets sur ma page Facebook.

En général, j’aime bien mettre des photos de mes acquisitions sur mon compte, mais sans mettre le livre en vente dans l’immédiat. Ainsi, une partie des livres de mon dernier catalogue avaient déjà été montrés, par une ou deux photos, sur mon compte.

Je ne sais pas si être présent sur les réseaux est indispensable mais ça m’a permis de nouer des contacts avec des confrères et des bibliophiles, certains que j’ai fini par rencontrer. Le but n’est pas d’y vendre, même si cela m’arrive, mais de créer du lien, ce qui est d’autant plus important qu’en travaillant en chambre, j’ai peu de contacts directs avec les confrères et les bibliophiles.

Concernant les salons, j’en ai fait quelques-uns, en province, mais ce ne fut jamais une réussite, j’ai donc arrêté assez rapidement. Et pour en discuter avec les confrères, je m’aperçois qu’il y a une bonne part de loterie. Et il se dit même qu’un grand libraire parisien (que je préfère ne pas nommer !) n’a vendu aucun livre lors du Grand Palais de 2014. Comme je n’ai jamais été très bon aux jeux de hasard, j’ai arrêté les salons dans l’immédiat.

J’ai fait 2 ou 3 marchés, mais déballer à l’extérieur me déplaît fortement.

Néanmoins, je me pose actuellement la question de tenter un petit salon à nouveau, mais ce n’est qu’une réflexion.

Quel avenir imaginez-vous pour le métier de libraire ? 

Je ne l’imagine pas tout blanc, et on voit des écrémages successifs, des fonds liquidés aux enchères, sans compter le nombre de libraires qui se plaignent en permanence à qui veut l’entendre que le marché va mal, que les clients sont compliqués, etc. Je suis d’accord que cela est, en partie, vrai et le dis aussi parfois, mais tout ne va pas mal.

Pour moi, le plus gros problème, c’est l’achat. Pour vendre à des prix convenables (même si on veut ou on peut parfois être chers), il faut acheter à des prix convenables. J’entends bien par convenables que ce soit convenable pour tout le monde : pour celui qui nous vend les livres, pour le libraire et pour celui qui nous achète les livres. Mon but n’est pas de mourir avec les livres que je propose à la vente ni de dire que j’ai un stock monstrueux.

Je touche d’ailleurs un autre aspect : l’avenir du libraire est aussi dans la limite de son stock. Ce n’est pas le tout d’avoir 1000, 2000, 5000, 20000 références, il faut réussir à faire tourner ce stock.

En dehors de ces considérations, je pense que l’avenir peut se révéler intéressant. Il y a toujours moyen de s’en sortir, de découvrir des perles insoupçonnées chez les confrères, sur internet ou en salle des ventes classiques, etc. C’est surtout devenu plus difficile qu’avant, il faut se bouger plus, se faire remarquer plus et au final, travailler plus … pour gagner moins !

Peut-être aussi faut-il chercher de nouvelles manières de vendre ou d’atteindre le client ? Travailler entre confrères est à mon avis devenu très important, bien plus qu’avant, sans pour autant s’associer. Je ne crois pas aux associations dans ce métier qui est particulièrement personnel.

En conclusion : c’est un métier en plein changement, avec de grands bouleversements dans les manières de travailler, et le libraire de demain est le libraire d’aujourd’hui qui aura su s’adapter.

A titre plus personnel, l’évolution que je souhaite dans ce métier est de réussir à ouvrir une petite librairie, ici, à Angers. Rien de fou, juste un petit lieu pour rencontrer le bibliophile angevin et la clientèle de passage et présenter autrement mes livres.

Un dernier point qui me parait essentiel, et qui est un reproche que je fais à beaucoup de confrères d’ailleurs : le suivi client. J’espère que les confrères qui me liront changeront leurs méthodes !

Régulièrement, quand on écrit à un libraire, on attend plusieurs jours pour avoir une réponse, quand on en a une.  On achète et on envoie le paiement, aucune nouvelle sur la réception de celui-ci, l’envoi et le suivi du colis. Et j’ai déjà eu le coup d’un confrère, payé immédiatement par virement, reçu forcément le lendemain, mais qui a pris une semaine pour arriver chez lui.

J'ai d'ailleurs une autre fierté. Si vous me contactez, j’essaye de vous répondre dans l’heure, voire plus tôt encore, au pire dans la journée si je suis très occupé, en déplacement ou si vous me contactez au milieu de la nuit (il arrive au libraire de dormir!). Si vous m’achetez et payez rapidement, j’envoie tout aussi rapidement votre achat, sans inventer des excuses. Je suis parfois absent, je le signale systématiquement. J’indique toujours l’envoi du colis et le numéro de suivi. Et suite à quelques soucis de colis non présentés, je suis maintenant aussi les colis afin de voir les problèmes de livraison et vous préviens si vous oubliez le colis en bureau de poste.

Quel est le ou les livres qui vous font rêver ?

Un livre qui me fait rêver est Les contes de ma mère l’Oye de Charles Perrault. J’aimerais pouvoir avoir l’occasion d’en tenir un en mains, tranquillement, de pouvoir le lire dans sa première édition. Je ne pense pas que je voudrais le posséder, pour la simple raison que vu le prix du dernier exemplaire vendu aux enchères, je n’ai déjà pas les moyens mais qu’en plus j’aurais un peu peur d’avoir un tel ouvrage. Ce livre est pour moi un des plus mythiques de la littérature française, et en tenir un en main serait vraiment un privilège.


A défaut, je me contente agréablement d'un magnifique exemplaire de l'édition Lemerre de 1880.

Et les livres que vous possédez déjà ou que vous avez eus et qui vous sont particulièrement chers ?

Un petit missel du XIXème siècle, quelconque pour l’édition, que j’ai vendu il y a 3 ans. Je le regrette pour le côté exceptionnel de sa reliure en celluloïd. Vous connaissez tous ces missels en celluloïd que nous avons tendance à négliger commercialement, couleur ivoire pour imiter l’ivoire bien entendu. J’en avais acquis un en celluloïd orange. Je n’en avais jamais vu de tel, je n’ai pas trouvé d’exemplaire similaire, et il était en parfait état de conservation. C’est le seul livre que je regrette d’avoir vendu.


Un autre livre qui m’est cher est le livre de Pierre Du Ryer, Alcionée, son grand succès théâtral, joué en 1637 et publié en 1640. J’ai la chance de posséder un exemplaire dédicacé à Guillaume Colletet. Alexis Martin, dans son Etude sur les ex-dono et dédicaces autographes publiée en 1877, répertorie une dédicace de Malherbe à son fils (1619), un maigre ex-dono de Scudéry « A mademoiselle de Paulet » (non signé, 1637) et un envoi très court de Corneille sur Le Cid « A Anne, un amy » (non signé, 1637). Cette dédicace de Du Ryer est la première dédicace littéraire connue alors (et peut-être toujours ?) : « Pour mon cher amy monsieur Colletet, Du Ryer ».


Le trajet de cet ouvrage m’est en partie connu. Il a appartenu à Soleinne (1843, 1ère partie, n°1006). Il est alors relié en parchemin. Vers 1900, il a appartenu à un comte Dal Pozzo, qui l’a fait relier en plein parchemin avec ses armes et sa devise au centre des plats. Quand je l’ai acquis, il ne restait que le premier plat et un vague morceau du dos. Ma restauratrice m’a même dit que l’ouvrage avait été mâchouillé par un chien ou un chat ! J’ai donc fait relier à nouveau, en plein parchemin, cette jolie pièce et conservé sur le contreplat les armes du comte Dal Pozzo.

Cet ouvrage me touche particulièrement pour la petite dédicace et est sûrement un des livres qui me plait le plus actuellement !

Vous savez que les lecteurs du blog aiment les belles histoires, auriez-vous une anecdote à nous raconter ?

J’aurais sûrement beaucoup d’anecdotes car en cherchant beaucoup comme je le fais, on voit toutes les erreurs des particuliers qui vendent sans connaître la bibliothèque du grand-père sur internet, toutes celles des confrères (nul n’est parfait, moi le premier. J’ai fait des erreurs monumentales…) ou bien des salles des ventes dont l’expert est blasé de son métier. Si je dois en choisir une en particulier, j’en choisirais plutôt deux autour du même personnage.

Tout d’abord une lettre, non signée, que j’ai acquise à un confrère via ebay. La lettre était datée d’une autre main 1776, adressée à Sire, parlait de sa Maison, et de comtesse d’Artois et n’était pas signée. Je l’ai acquise par curiosité et pour le plaisir de faire les recherches avant de finalement comprendre que la lettre était autographe de Malesherbes, ministre de la maison du Roi avant d’être son avocat. J’ai donc pu la revendre comme telle. Le contenu n’étant pas fou, le prix a justifié mes recherches ou mes recherches ont justifié le prix, je ne sais pas trop. Ce n’était pas là un chopin.

Néanmoins, Malesherbes me valut un petit chopin puisque j’ai acquis, quelques mois plus tard, une remontrance autographe de Malesherbes sur l’indépendance de la justice, question toujours d’actualité d’ailleurs. Ce document s’était perdu aux USA, le voici revenu en France et jalousement conservé.


Benoît Galland - Librairie Trois Plumes
Site/Blog de la librairie :

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Jeunesse, passion, modernité et remise en question! Très beau portrait.
Georges

philippek a dit…

Très intéressant et dit avec beaucoup de naturel et de simplicité. Merci.

calamar a dit…

passionnant, ça donne envie de tout plaquer pour racheter une boutique !

Les Portes Sombres a dit…

Benoit à raison d'insister sur la qualité de suivi chez certains (beaucoup) de nos confrères. Tous ne se sont pas bien habitués à la VPC qui est un métier en soi. Photos, descriptions claires, suivi commande, expédition rapide et soignée sont indispensables.
Je n'ai pas l'impression que les bibliophiles soient encore discriminants sur ces critères mais ça viendra forcément.
Quand je vois des fiches sans photos avec "dem. rel. mar. tr. dor." ça me rend fou. :D

Anonyme a dit…

Personnellement, pas de photos = je n'achète pas.
Après, comme déjà lu ici, si les photos sont bonnes, je préfère une description un peu bâclée en fantasmant que les autres bibliophiles ne s'y sont pas arrêtés.
Ce qui n'arrive (presque) jamais ��.
Tout est dans le presque.
Deux beaux portraits de jeunes libraires dans les dernières semaines, c'est intéressant, on constate que la librairie bouge positivement.
Autre constat, il ne suffit pas d'être jeune pour un jeune libraire, certains sont jeunes et pratiquent "à l'ancienne", certains ont 15 ans d'expérience et on leur en donnerait 50.
Bravo et longue vie aux Trois Plumes!

Benoît Galland a dit…

Merci pour vos commentaires !

Benoît

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